CHRONIQUES FROGIENNES

LA GENESE DE L’ESCADRILLE

Tout a commencé vers 1999 lorsque je me suis acheté mon premier simulateur de combat aérien orienté Deuxième Guerre Mondiale : Combat Flight Simulator premier du nom. J’ai découvert que l’on pouvait jouer « en ligne » sur Internet. Rappelez vous les années 90 c’était le début d’Internet, des forfaits limités à 20h et des débits exprimés en ko/s, alors pour beaucoup jouer en ligne, c’était totalement inédit. Je me suis donc lancé dans l’aventure sur des serveurs depuis longtemps disparus comme GOA (toute une époque) et j’ai fait mes premières rencontres avec des « pilotes virtuels ».
En même temps que j’apprivoisais le vol en ligne (à l’époque de simples dogfights, sans décollage, ni atterrissage, juste du kill pur et dur ! Mais à l’époque c’était révolutionnaire !), je découvrais qu’ils existait des groupes de pilotes organisés en « escadrilles virtuelles » ! Waouh ! Rien que le concept faisait rêver et déjà dans mon esprit pointait l’envie de rejoindre, voir mieux, de fonder un tel groupe.

L’occasion s’est présenté en 2001, alors que Combat Flight Simulator 2 (CFS2) avait remplacé son aîné et que de plus en plus de pilotes rejoignaient les serveurs en ligne, que les forums communautaires comme Check-Six ou Simactu.com prenaient de l’ampleur. J’ai donc franchi le pas avec les webmasters de Simactu et quelques autres pilotes avec qui on volait très régulièrement (Krashman, Phoenix, Nismo, Hallacar, entre autres). Les Unbound Frogs sont donc nées le 2 Mars 2001.

Pourquoi un nom pareil ? Principalement parce qu’à l’époque la plupart des escadrilles étaient anglo-saxonnes et qu’il fallait trouver une identité qui affirme notre nationalité. Comme pour la plupart des anglo-saxons, nous sommes des mangeurs de grenouilles, l’appellation coulait de source, d’où Frogs ! Unbound veut dire déchaîné, libéré de ses entraves … ce qui correspondait parfaitement à notre état d’esprit.

 

L’AGE DE RAISON (2001 – 2009)

Notre petit groupe a donc commencé à voler de plus en plus régulièrement et à rencontrer d’autres escadrilles comme les Pégases et le 12F entre autres. Bien que nous étions toujours plein de l’enthousiasme des premiers jours, que les outils de communication genre Team Speak amélioraient encore l’immersion et le partage, les limitations de CFS2 commençaient à se faire sentir et tous ressentions l’envie de faire autre chose que de se titrer dessus au cours de dogfights non scénarisés.

L’arrivée de IL2 Sturmovik avec son mode coopératif, la possibilité de scénariser des missions, la possibilité de créer ses propres camouflages (skins), etc. a non seulement comblé toutes nos attentes mais a aussi dynamisé la communauté et attiré un grand nombre de nouveaux pilotes vers ce nouveau mode de jeu. Grâce à cette explosion des vocations notre escadrille a grandi de façon significative mais maîtrisée. On peut dire que c’est avec IL2 que les Unnound Frogs sont devenus ce qu’ils sont.

Au sein du groupe se sont également révélés des talents de créateurs de missions et de campagne, de skiners qui ont permis aux UF de se faire un « nom » au sein de la communauté. Grâce aux campagnes crées entre autres par Hallacar nous avons pu associer d’autres escadrilles à nos vols et nous enrichir à leur contact.

Grâce aux améliorations régulières et aux add-ons d’IL2, de nouveaux avions à piloter, de nouveaux théâtres d’opérations de nouveaux type de missions nous permettaient de rester dans la dynamique de la découverte et notre enthousiasme des premiers jours restait intact. D’autant que se profilait à l’horizon la relève de notre bon vieil IL2, une simulation aux graphismes exceptionnels, encore plus aboutie, plus réaliste : Cliffs of Dover (à l’époque Battle of Britain) de quoi entretenir la motivation de la communauté.

 

LA VIE D’UNE ESCADRILLE N’EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE !

Les annonces se précisant, on a commencé à se rendre compte que pour jouer à Cliff il faudrait se doter de machines surpuissantes et pas forcément à la portée de tous. A cela s’ajoutait un développement qui n’en finissait pas de finir et qui petit à petit commençait à user le moral des troupes. D’un côté on attendant Cliffs of Dover et de l’autre on titrait sur la ficelle IL2 pour en extraire tout ce qui pouvait en être extrait histoire de continuer à maintenir l’intérêt des vols. Mais on sentait bien que cela n’allait pas pouvoir durer éternellement. D’autant que le développement d’IL2 était officiellement stoppé.

Et puis il y a eu cette annonce : le code d’IL2 jusqu’ici verrouillé avait été craquée et il allait être possible de le modifier et de développer des « mods » (nouveaux avions, nouvelles fonctions, nouvelles cartes, etc.) comme c’était le cas pour CFS et Flight Simulator. Très vite de nombreux mods ont éclos, effets visuels, sonores, avions, j’en passe. Mais ce développement, un peu anarchique par manque de concertation et aussi sans doute par manque de maitrise du code source, ne s’est pas fait sans mal : incompatibilités, plantages divers. De ce fait la compatibilité universelle d’IL2 est tombée et la communauté a commencé a se fragmenter et à se rassembler selon les mods retenus par tel ou tel groupe. L’escadrille a subi le contre coup des mods : entre ceux qui étaient à fond dedans, ceux qui trouvaient cela trop difficile à installer et ceux que les incompatibilités rebutaient, les effectifs en vol se sont raréfiés, certains pilotes on même jeté l’éponge, la plupart attendant la sortie de Cliffs of Dover pour revenir en vol.

Hélas ! Le flop du lancement de Cliffs of Dover a mis fin aux espoirs de la communauté (et de notre escardille) de se ressouder autour d’une nouvelle simulation comme cela avait été le cas pour IL2. Cet échec, dont Cliffs of Dover ne s’est jamais vraiment remis, a eu des répercussions au sein de l’escadrille. Ceux qui avaient été rebutés par les mods et qui attendaient Cliffs of Dover ont soit jeté l’éponge en attendant mieux, soit se sont retournés vers l’infanterie, les jeux de rôle en ligne et le conflit aérien de la première guerre (Rise of Flight).

Heureusement la communauté des moddeurs a fini par s’organiser et a proposer des mods homogènes, plus faciles à installer et à utiliser ce qui a permis aux « survivants » de se retrouver autour d’un IL2 qui malgré son âge offre encore de nombreuses possibilités. Chez les UF un petit noyau d’inconditionnels continue à voler sur IL2. Au final ces évènement ont provoqué la disparition de quelques membres de l’escadrille. Sans doute les moins motivés et qui de toutes façons auraient fini par quitter le groupe quoiqu’il advienne. Malgré cela notre groupe ne s’en tire pas trop mal. L’effectif restant même s’il n’est plus aussi important qu’il y a quelques années reste actif, ceux qui ne volent plus ou épisodiquement restent en contact via le forum. Les UF ne sont pas morts, ils bougent encore !

 

2014 : NOUVELLES PERSPECTIVES

Avec le lancement tout prochain de Battle of Stalingrad qui semble plus que prometteur et qui a su éviter les écueils sur les quels Cliffs of Dover s’est fracassé il se pourrait que la communauté, ou tout du moins une partie de l’escadrille puisse se retrouver autour d’une simulation qui fasse l’unanimité et permette à ceux qui ont déserté de revenir en vol. Battle of Stalingrad semble posséder tous les atouts pour une belle et longue carrière. Pour réussir à faire aussi bien que son ancêtre, il devra très vitre offrir à la communauté, habituée aux liste d’avions pléthoriques et à des nombreux théâtres d’opérations, les extensions qui permettront d’assouvir ses envies.

Si IL2 réussit ce challenge, la simulation de combat aérien et les escadrilles virtuelles, dont la notre, auront de beaux jours devant elles.

Wait and see …

 

2015 : BATTLE OF STALINGRAD S’IMPOSE EN DOUCEUR DANS LA COMMUNAUTÉ … ET CHEZ LES UF

Nous avons attendu, et nous commençons à voir : très progressivement Battle of Stalingrad (alias BOS) s’installe au sein de la communauté comme une (sinon LA) simulation de référence pour les escadrilles virtuelles. Certes tout n’est pas rose et la simulation n’a pas complètement atteint sa complète maturité, mais les perspectives sont encourageantes, surtout depuis l’annonce du développement de Battle of Moscow.

Rassurés par le succès de BOS et sur sa pérénité, de plus en plus d’UF se laissent tenter et de tous nouveaux pilotes sont venus grossir nos rangs. Et une partie des anciens envisage désormais de franchir le pas dans un avenir plus ou moins proche.

Donc pour l’instant rien que de bon !